Notre université
Bureau de coordination COP31
Les travaux de l'université Galatasaray relatifs au processus de la COP31 sont menés par le Bureau de coordination COP31 de l'Université.
- Coordinateur
- Doç. Dr. Hasan Bora Usluer
Enseignant-chercheur à l'École supérieure professionnelle maritime - hbusluer@gsu.edu.tr
- Adresse
- Université Galatasaray, 36, avenue Çırağan, 34349 Ortaköy / Istanbul
Pourquoi commencer par la mer ?
L’un des dix thèmes prioritaires de la COP31 est celui des océans et des mers. Ce sujet, longtemps resté en marge des négociations sur le climat, n’est passé au centre des débats que ces dernières années. Pourtant, les océans ont absorbé une part importante du dioxyde de carbone émis depuis la révolution industrielle, ainsi qu’une grande partie de la chaleur excédentaire accumulée dans le système climatique. Cela s’est traduit par une augmentation de la température de l’eau de mer, une acidification, une élévation du niveau de la mer et une dégradation des écosystèmes marins.
La Turquie est un pays entouré de mers sur trois côtés, et Istanbul se trouve au bord de l’une des voies navigables présentant le trafic maritime le plus dense au monde. La décarbonisation du transport maritime, les émissions liées aux opérations portuaires, la mesure du niveau de la mer et les risques climatiques pesant sur les zones côtières figurent à la fois à l’ordre du jour des négociations mondiales et de la Turquie.
L’université Galatasaray dispose d’un établissement directement impliqué dans ce domaine par le biais de son École supérieure professionnelle maritime. Le fait que le Bureau de coordination COP31 de l’Université relève également de ce domaine en fait le point central naturel de ce processus.
Nos domaines d’action en lien avec l’ordre du jour de la COP31
La structure académique de l’université Galatasaray recoupe les thèmes de l’ordre du jour de la COP31 selon cinq axes principaux.
Les mers et le transport maritime
Décarbonisation du transport maritime, gestion des ports et des zones côtières, hydrographie et océanographie, surveillance du niveau de la mer, risques climatiques pesant sur les zones côtières.
Droit et réglementation climatiques
Mise en œuvre de la loi sur le climat, cadre juridique du système d’échange de quotas d’émission, taxation du carbone, mise en conformité avec le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.
Économie et financement du climat
Tarification du carbone, instruments de financement vert, reporting en matière de durabilité et conformité des entreprises, analyse d’impact économique des politiques climatiques.
Communication sur le climat et société
Journalisme climatique et désinformation, attitudes de l’opinion publique, justice climatique et dimension sociale de la transition juste, participation des jeunes.
Technologies vertes et entrepreneuriat
Logiciels et architectures d’intelligence artificielle à faible empreinte carbone, entrepreneuriat vert et commercialisation des technologies climatiques, mesure de l’énergie, des émissions et de la pollution à l’échelle du campus.
Les unités chargées de ces domaines
Les unités de l’université sont directement liées à l’ordre du jour de la COP31 à travers les thèmes suivants :
| Unité | Lien avec la COP31 |
|---|---|
| École supérieure professionnelle maritime | Océans et mers, réduction des émissions dans le transport maritime, gestion des côtes et des ports |
| Centre de recherche économique (GİAM) | Financement climatique, tarification du carbone, impacts économiques du MACF |
| Centre européen de recherche et de documentation | Pacte vert pour l'Europe, mise en conformité avec la législation climatique de l'UE |
| Centre de recherche et d’application en droit fiscal | Taxe carbone, cadre juridique et financier du SEQE |
| Centre de recherche et d’application en analyse des décisions | Évaluation multicritères des politiques climatiques, analyse de scénarios |
| Centre de recherche et d’application sur les médias (MEDIAR) | Communication sur le climat, journalisme climatique, lutte contre la désinformation |
| Centre de recherches sociales (TAM) | Justice climatique, transition juste, enquêtes d'opinion |
| Centre de recherche et d’application en études stratégiques | Diplomatie climatique, climat et sécurité |
| Centre d’études sur la gouvernance d’entreprise, l’audit et la conformité | Rapports de développement durable, conformité climatique des entreprises |
| Centres de transfert de technologies, d’entrepreneuriat et d’innovation | Entrepreneuriat vert, commercialisation des technologies climatiques |
| Unité Zéro déchet | Zéro déchet, gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau sur le campus, sensibilisation au développement durable |
Pour découvrir tous les centres de recherche de l’université, consultez la page « Centres de recherche de la GSU ».
Francophonie et diplomatie climatique
L’université Galatasaray est un établissement qui publie en turc, en anglais et en français. Ce n’est pas un détail anodin dans le contexte de la COP : le français est l’une des langues de travail officielles des Nations unies et, lors des négociations sur le climat, une partie importante des pays francophones d’Afrique et du Pacifique est représentée dans cette langue.
Si l’on considère que la COP31 place les États insulaires du Pacifique au cœur de son programme et que les débats sur le financement climatique et les pertes et préjudices s’articulent en grande partie autour des revendications du Sud global, les liens qui seront tissés avec les réseaux universitaires francophones pourraient constituer une contribution originale de l’université à ce processus. Les travaux dans ce domaine en sont encore au stade préparatoire.
Le processus du Conseil de l’enseignement supérieur (YÖK) et la contribution des universités
Dans le cadre des préparatifs de la COP31, un modèle de participation englobant les 208 universités turques a été mis en place en collaboration entre le YÖK et le ministère de l’Environnement, de l’Urbanisation et du Changement climatique. Des propositions de projets, de recherches, de coopérations et d’événements ont été recueillies auprès des universités.
Le lancement public du processus a eu lieu le 4 août 2026 lors de l’événement « Diplomatie scientifique en route vers la COP31 : lancement académique », organisé au YÖK. Au cours de cet événement, il a été annoncé qu’un coordinateur COP31 avait été désigné dans chaque université, que la plateforme COP-SCIENCE avait été mise en place pour favoriser les coopérations universitaires internationales et qu’un pavillon du YÖK serait inauguré à Antalya.
Selon les résultats publiés par le YÖK le 19 août 2026, 3 373 candidatures au total, déposées par 2 767 participants, ont été reçues. La répartition des candidatures par catégorie est la suivante :
| Catégorie | Nombre de candidatures |
|---|---|
| Recherche, développement technologique et innovation | 1 670 |
| Événements, tables rondes et ateliers | 867 |
| Activités de préparation et de sensibilisation en amont de la COP31 | 490 |
| Coopération universitaire internationale | 180 |
| Coopération entre l'université et l'industrie en matière d'innovation | 166 |
| Total | 3 373 |
Dans ce cadre, l’université Galatasaray a présenté dix projets : sept dans les catégories recherche, développement technologique et entrepreneuriat, et trois dans les catégories événements parallèles et ateliers. Le processus d’évaluation des projets n’est pas encore terminé. Vous pouvez consulter la page « Nos projets » pour découvrir l’ensemble des projets, leurs responsables et les thèmes de la COP31 auxquels ils se rapportent. Le calendrier des événements est quant à lui disponible sur la page « Activités ».
Pour ceux qui souhaitent apporter leur contribution
- Universitaires : vous pouvez transmettre au Bureau de coordination vos propositions de recherche, de publication, de projet ou d’événement en lien avec l’ordre du jour de la COP31.
- Étudiants : vous pouvez participer au processus par le biais de programmes de bénévolat, de clubs étudiants et d’activités préparatoires.
- Institutions : vous pouvez contacter le Bureau de coordination pour proposer des événements communs, des collaborations de recherche et des formes de soutien.